Ne soyons pas confinés par la 5G !

En pleine crise sanitaire, l’État libère l’installation des antennes-relais alors même que nous subissons une crise sanitaire sans précédent. L’Économie mondiale pâtit depuis plusieurs semaines d’un chaos digne d’une récession analogue à celle que notre pays a rencontré en 1942 lors du deuxième conflit du 20ème siècle et l’état d’urgence sanitaire règle son compte au principe de précaution. Si depuis plusieurs années, les nombreuses études scientifiques qui se sont succédées ont démontré que l’émission des ondes hertziennes était de nature à perturber les systèmes vitaux de tout être vivant, la 5G rajoute une nocivité supplémentaire à l’empilage déjà exceptionnel de toute forme d’émission d’ondes depuis la Wi-Fi jusqu’à la 4G maillant déjà considérablement notre territoire.
Que disons-nous de cette dérégulation temporaire des procédures démocratiques pour de nouvelles installations radioélectriques pour faire face à un accroissement de l’usage du numérique en plein confinement ?

Que tout cela n’est pas sérieux ! Car nous savons tous qu’en l’absence d’études d’impact, de calculs et de mesures du paysage électromagnétique, c’est la porte ouverte au grand marché de la téléphonie. Qu’en dépit de l’aspect temporaire, lorsque ces modes opératoires qui aujourd’hui prévoient de se passer de toute demande préalable d’un dossier d’information (DIM) aux maires ou aux président.e.s d’intercommunalité en vue de l’exploitation ou de la modification d’une installation, ils seront devenus d’usage et créeront une jurisprudence qui les rendra intouchables.

A terme les recours de tiers, champ démocratique incontestable, seront vains pour tenter d’enrayer le déploiement massif de ces pompes à santé !
La contestation populaire prend de l’ampleur en Suisse, qui a reporté ses directives en attendant de mieux mesurer les effets réels de la 5G (Le Monde – Article du 17 Février 2020).
Les zones blanches de moins en moins nombreuses dans notre pays recevront ainsi leur coup de grâce alors même que l’ANSES, le 27 Mars 2018, avait rendu un avis clair officialisant du bout des lèvres les affections pour près de 3,5 millions de citoyens victimes d’intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques. Ces personnes qui rencontrent d’énormes difficultés à faire reconnaître leurs maux et dont nous faisons peut-être partie, souffrent de troubles du sommeil et des rythmes circadiens (alternance entre la veille et le sommeil), de fatigue injustifiée, de maux de tête, de troubles de l’attention et de la mémoire voire de symptômes cutanés et d’hypersensibilités psychologiques.

Comble de tout, même le gendarme des fréquences, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a été mise sur la touche, elle qui assure de manière règlementaire, le contrôle en amont de toute installation, vérifiant notamment la proximité des demandes nouvelles avec les établissements scolaires.

L’accélération de ces installations dites temporaires par ordonnance augure de leur régularisation selon un document soumis à la délibération du Conseil des Ministres. Les opérateurs disposeront d’un mois pour régulariser ces installations et les rendre pérennes après l’état d’urgence.

Enfin, comment rester insensible au retour de la nature à nos pas de porte qui depuis plusieurs semaines, sans doute moins sous pression de l’activité humaine, a repris ses territoires ancestraux, ses repères, ses terrains de nidification, ses corridors écologiques dans un contexte de métissage homme-nature plus apaisé ?

Si l’être humain connaît des déboires quant à l’émission accrue d’ondes électromagnétiques, de nombreuses études menées par des ornithologues, des entomologistes et des scientifiques du règne animal concluent à des perturbations irréversibles notamment pour la plupart des oiseaux.

Déjà en 2007, une étude de l’Institut de recherche pour la Nature et la Forêt de Bruxelles menée par Joris EVERAERT et Dirk BAUWENS a révélé les effets des émissions électromagnétiques sur des passereaux et notamment des moineaux pendant leur saison de reproduction. Les relevés d’ondes hertziennes à grande intensité dans 6 quartiers de la capitale belge ont démontré la réduction de
population de cet oiseau si précieux pour la lutte contre les parasites phytophages qui se sont détournés des zones urbaines pour se rendre vulnérables dans des zones périphériques déjà occupées par d’autres espèces animales.
Autre étude préoccupante, celle intitulée DES ABEILLES, DES OISEAUX ET DES HOMMES La destruction de la nature par l’« électrosmog d’Ulrich WARNKE portant sur les effets de la téléphonie mobile et des techniques de communication sans fil (Une publication de Kompetenzinitiative zum Schutz von Mensch, Umwelt und Demokratie (Initiative Compétence pour la protection de l’homme, de l’environnement et de la démocratie). Celle-ci conclut « C’est un fait avéré et les résultats de la recherche sont accessibles à tout un chacun depuis plusieurs dizaines d’années : les champs magnétiques et électriques naturels et leurs variations constituent des conditions essentielles à l’orientation et aux déplacements d’un grand nombre d’animaux.
Et depuis autant de décennies, les scientifiques savent pertinemment que nous autres, humains, dépendons également de ces champs naturels pour de nombreuses fonctions vitales.
Aujourd’hui cependant, une densité et une intensité sans pareil de champs artificiels magnétiques, électriques et électromagnétiques liés aux nombreuses technologies de téléphonie mobile et autres communications sans fil se superposent à ce système fonctionnel et d’information naturel des hommes, des animaux et des plantes.
Il semble que les nombreuses mises en garde des détracteurs de ce développement n’aient pas été entendues, car les conséquences sont aujourd’hui indéniables.
Les abeilles et autres insectes disparaissent, les oiseaux désertent certains endroits et sont à d’autres désorientés. L’homme souffre de troubles fonctionnels et maladies qui, lorsqu’elles sont héréditaires, sont transmises à la génération suivante.
 ».

Notre association se veut d’informer le public du potentiel de dangerosité d’une nouvelle génération de téléphonie qui se veut plus performante que la précédente au seul prétexte de gagner du temps, de la puissance et du rendement alors même que cette période de confinement nous a montré qu’il fallait ralentir, aborder avec sérénité et solidarité les temps de la sobriété pour rendre les gens heureux et plus seulement performants. Les moyens d’agir sont faibles et amoindris par les décisions de l’État, attelés à des objectifs avant tout économiques. Mais nous pouvons œuvrer en interpellant la communauté humaine et en signant cette pétition en ligne pour donner à penser que communiquer de la sorte n’est pas de nature à renouer le dialogue avec la nature.

Signez la pétition sur Change.org

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